Ho Chi Minh City, 18 Décembre 2008
Ca y est, la Belgique vient de faire un pas de plus vers le club des pays qui se lassent de la démocratie.
L'exécutif a essayé, dans l'affaire Fortis, de diriger le judiciaire, le geste fatal.....
Cela donne un Edito assez bien ficelé de la Libre qui n'y vas pas de main morte dans sa qualifications des faits et des personnes....
Sauf qu'il y a un grand absent dans l'Edito, ou est passé Didier Reynders? les deux font la paire dans la gabegie du dossier Fortis, ce depuis des mois.
Ils auront tout de même l'élégance de sauter ensemble, non???
"Edito: Fortis, le pot de terre et le pot de rouille
Par Roland Planchar
M.Leterme, si un magistrat n’est à vos yeux qu’un pot de terre, alors ce n’est pas un pot de fer qui le combat ici. Tout au plus un pot de rouille.
Comment vous dire, M.Leterme? Vous êtes le Premier ministre de notre pays, en les institutions duquel nous croyons avec acharnement, parce qu’elles sont parmi les plus démocratiques. Cela devrait faire de vous un exemple, un modèle. Mais c’est raté et même tellement qu’on ne peut taire la honte que vous infligez au royaume.
M.Leterme, qu’un Premier ministre fasse pression sur des magistrats, fut-ce par responsable de cabinet interposé, ce n’est pas permis. C’est moche. Et qu’un Premier présente la vérité sous un jour frelaté, dans une lettre distribuée urbi et orbi, c’est grotesque. Ainsi, vous soutenez que votre cabinet voulait somme toute n’obtenir, en téléphonant au substitut Dhaeyer, le 6novembre deux heures avant qu’il rende son "avis Fortis", qu’une confirmation de la date et de l’heure de l’audience? Mais ces données étaient diffusées par tous les canaux depuis des jours! Alors, chez vous, on ne savait rien du plus important des dossiers du début de ce siècle, le jour "j" venu? Et, chez vous, plutôt que d’ouvrir un quotidien ou d’appeler le greffe du tribunal, on a pensé devoir questionner justement le magistrat concerné? Allons!
L’ennui, pour vous M.Leterme, c’est que des documents existent qui relatent bien autrement l’affaire. Et qu’on n’y parle pas de l’air du temps ou de la course des aiguilles Non, c’est de pressions qu’il est question. A la commission d’enquête, mise sur pied mercredi, de poser les bonnes questions. Elle pourrait s’apercevoir que d’autres ont été contactés, que M.Dhaeyer n’était pas seul dans son "bateau". Vous savez, M.Leterme, ce "bateau" dont votre sbire disait, menaçant, qu’il pourrait "sombrer" à cause de l’avis Fortis
Allez, M.Leterme, vous avez de la chance que les magistrats soient tenus au devoir de réserve. Mais le membre du pouvoir judiciaire que vous, champion de l’exécutif, avez mis ou laissé mettre sous pression pour qu’il suive l’opinion de votre gouvernement, n’avait pas besoin de parler pour qu’on comprenne son désarroi, le 6novembre au tribunal de commerce, les yeux presque mouillés, alors qu’il venait de découvrir une certaine conception de la séparation des pouvoirs.
Ceci étant, M.Leterme, si un magistrat n’est à vos yeux qu’un pot de terre, alors ce n’est pas un pot de fer qui le combat ici. Tout au plus un pot de rouille. "
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Thursday, December 18, 2008
Thursday, October 09, 2008
Deux poids, deux mesures: Fortis et Dexia, magouilles anti-démocratiques
Ho Chi Minh City, le 9 Octobre 2008
La Belgique rentre dans le club très fermé des Républiques Bananières.
Le gouvernement belge voudrait créer une révolution sanglante au sein d'une population excédée qu'il ne s'y prendrait pas autrement.
Il y a quelques jours, Fortis a été dépecée en bonne et due forme, une partie offerte à vil prix aux Pays-Bas, l'autre à la BNP (qui déclare avoir fait cette acquisition au quart de sa valeur).
Par le biais d'une manipulation sur laquelle le gouvernement n'a pas encore osé s'expliquer, les actionnaires de Fortis, un demi millions de personnes en Belgique, se retrouvent propriétaires des actifs toxiques de la banque (subprimes titrisés) et de pas grand chose d'autre.
Crise financière oblige?
Bien sur que non.
Car aujourd'hui, stupéfaction générale, le sauvetage de Dexia est fait dans des conditions entièrement différentes. Pas de dépeçage, les Etats français, belges et luxembourgeois garantissent les prêts interbancaires, ce qui va automatiquement permettre à Dexia de se financer auprès des autres banques et éviter la faillite.
Deux poids deux mesures, d'un côtés les petits actionnaires, de l'autre les communes et le CVP.
La Belgique, une République Bananière, rien de plus, rien de moins.
La Belgique rentre dans le club très fermé des Républiques Bananières.
Le gouvernement belge voudrait créer une révolution sanglante au sein d'une population excédée qu'il ne s'y prendrait pas autrement.
Il y a quelques jours, Fortis a été dépecée en bonne et due forme, une partie offerte à vil prix aux Pays-Bas, l'autre à la BNP (qui déclare avoir fait cette acquisition au quart de sa valeur).
Par le biais d'une manipulation sur laquelle le gouvernement n'a pas encore osé s'expliquer, les actionnaires de Fortis, un demi millions de personnes en Belgique, se retrouvent propriétaires des actifs toxiques de la banque (subprimes titrisés) et de pas grand chose d'autre.
Crise financière oblige?
Bien sur que non.
Car aujourd'hui, stupéfaction générale, le sauvetage de Dexia est fait dans des conditions entièrement différentes. Pas de dépeçage, les Etats français, belges et luxembourgeois garantissent les prêts interbancaires, ce qui va automatiquement permettre à Dexia de se financer auprès des autres banques et éviter la faillite.
Deux poids deux mesures, d'un côtés les petits actionnaires, de l'autre les communes et le CVP.
La Belgique, une République Bananière, rien de plus, rien de moins.
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