Ho Chi Minh City, 19 Décembre 2008
Le sondage de Collatéral sur la démission (ou pas) du gouvernement belge est clôturé pour cause de ... démission du gouvernement belge. Ce rattrapage par l'actualité est une bonne nouvelle, même si les dégats immenses opérés par cette équipe infernale seront longs et difficiles, très difficile, à réparer.
Raison de plus pour se mettre au travail au plus vite sur des bases désormais assainies d'un gouvernement dirigés par deux clowns de plus en plus tristes.
Rappel des faits:
- Nationalisation en catastrophe de Fortis suivie d'une revente au rabais d'un côté à la Hollande, de l'autre au groupe BNP.
- Mépris complet pour les actionnaires et le droit des sociétés qui les protège.
- Traitement à géométrie variable entre Fortis et Dexia.
- Pour en terminer avec le refus avéré d'une décision de justice par un gouvernement en pleine panique.
Le constat de tentative d'obstruction de la justice par le gouvernement Leterme est terrible. Il ajoute à l'incompétence une notion de manque de respect invraisemblable pour un des principes les plus intangibles de la démocratie, la séparation des pouvoirs.
Collateral ne s'occupe de politique que quand la démocratie est menacée. Depuis le début de cette affaire Fortis, l'attitude méprisante de Reynders, le manque de préparation du dossier, les négociations baclées face au gouvernement Hollandais et aux staff de la BNP, pour en finir par le bradage de Fortis dans une précipitation non justifiée ont crée autant de sources d'inquiétude pour la démocratie belge. Car tout au long de cette pénible séquence d'évènements, c'est la combinaison du mépris et de l'incompétence qui était insuportable.
Collatéral l'écrit depuis longtemps, le gouvernement Leterme joue avec le feu, il prépare le terrain pour le retour des extrémismes les plus inquiétants, il rate tous les rendez -vous du 21ème siècle et last but not least il sabote les institutions sur lesquelles repose la démocratie, une institution des plus fragiles, surtout quand elle tombe dans des mains incompétentes.
L'exemple de ce que G.W.Bush a fait comme dégats en 8 ans de pouvoir est assez parlant que pour ne pas devoir s'étendre plus en avant sur la démonstration.
Quelques rappels:
Le 12 Novembre: Collatéral s'inquiète de la "bananarisation" de la Belgique": >> Cliquez ici
Le 9 Octobre: inquiétude de Collatéral sur les "magouilles anti-démocratiques" >> cliquez ici
Le 28 Septembre: "irresponsabilité politique en Belgique" >> cliquez ici avec cette perle rare, une déclaration de notre Ministre des Finances: "Si les banques belges se comportent aujourd'hui «moins mal» que d'autres, c'est aussi parce qu'elles ont pu consolider leurs fonds propres, et on peut y voir l'effet des intérêts notionnels."
Mouais....
Showing posts with label Reynders. Show all posts
Showing posts with label Reynders. Show all posts
Friday, December 19, 2008
Wednesday, November 12, 2008
Bananarisation de la Belgique politique
Bruxelles, 12 Novembre 2008
Il y a parfois des Editos qui résument tellement bien une situation donnée qu'il devient inutile de faire autre chose que de les reprendre "in extenso".
Le trio infernal Reynders, Leterme, De Gucht est en train de donner, en combinant incompétence, non respect du droit des sociétés et pratique de délit d'initié, du grain à moudre à un parti aussi écoeurant que le Vlams Belang..... C'est très grave.
Le plus grave reste néanmoins à venir puisque les déclarations de ce Week-End montrent maintenant une tentative de l'exécutif d'influer sur les décisions de justice à venir.....
Dans la série "Belgique République Bananière", voici donc de le dernier Edito en date de l'Echo:
"Le dossier Fortis mérite davantage de sang-froid
Mais quelle mouche a piqué Yves Leterme et Didier Reynders ?
Ces derniers jours, ils ont condamné de façon virulente les procédures judiciaires actuellement en cours dans le dossier Fortis. Le premier a laissé entendre que l’État pourrait faire marche arrière — et retirer l’argent investi — si la reprise de Fortis par BNP Paribas était annulée. Le second— un ancien avocat ! — a critiqué la déontologie des avocats défendant des petits actionnaires qui se sont pourtant logiquement tournés vers la Justice pour faire valoir leurs droits.
De la part de deux des plus hauts gradés du pays, on attendait davantage de sang-froid. Par leurs déclarations, ils font peser une pression tout à fait inacceptable sur la présidente du commerce de Bruxelles — qui n’avait pas besoin de cela pour mesurer l’importance de sa future ordonnance —, au mépris des principes fondamentaux de séparation des pouvoirs.Mais, surtout, ils placent les activités belges de Fortis dans une situation potentielle d’incertitude, dans un flou majuscule, alors qu’ils n’ont cessé de répéter qu’ils ne laisseraient jamais une banque belge tomber ni un épargnant au bord de la route.
Certes, on sent Didier Reynders passablement nerveux pour le moment. Sans doute se rend-il compte qu’en voulant sauver Fortis de la débâcle, il a mécontenté des milliers d’actionnaires qui constituent le fonds de commerce de son électorat. Et que le rêve d’un MR vainqueur des prochaines élections risque d’être remisé au placard. Mais de là à pratiquer une sorte de politique de la terre brûlée… ?
De sang-froid, un autre haut responsable politique semble aussi en avoir manqué : Karel De Gucht ne peut décemment pas continuer à faire comme s’il ne s’était rien passé. Et à prétendre que son épouse a choisi par hasard de se défaire de ses titres Fortis un vendredi midi— c’est-à-dire après la longue nuit qui avait débouché sur l’accord de revente des activités hollandaises à l’État néerlandais, et avant le long week-end qui devait entériner la revente à BNP Paribas. Des informations qui étaient connues des seuls membres du gouvernement mis au parfum, dont le ministre des Affaires étrangères.
Alors, pourquoi cette vente le vendredi midi, et pas dans les 4 jours qui ont précédé ?Devant un tel faisceau de présomptions, ce n’est même plus de sang-froid dont il convient de faire preuve, mais d’un minimum de dignité.
Nicolas Ghislain "
Il y a parfois des Editos qui résument tellement bien une situation donnée qu'il devient inutile de faire autre chose que de les reprendre "in extenso".
Le trio infernal Reynders, Leterme, De Gucht est en train de donner, en combinant incompétence, non respect du droit des sociétés et pratique de délit d'initié, du grain à moudre à un parti aussi écoeurant que le Vlams Belang..... C'est très grave.
Le plus grave reste néanmoins à venir puisque les déclarations de ce Week-End montrent maintenant une tentative de l'exécutif d'influer sur les décisions de justice à venir.....
Dans la série "Belgique République Bananière", voici donc de le dernier Edito en date de l'Echo:
"Le dossier Fortis mérite davantage de sang-froid
Mais quelle mouche a piqué Yves Leterme et Didier Reynders ?
Ces derniers jours, ils ont condamné de façon virulente les procédures judiciaires actuellement en cours dans le dossier Fortis. Le premier a laissé entendre que l’État pourrait faire marche arrière — et retirer l’argent investi — si la reprise de Fortis par BNP Paribas était annulée. Le second— un ancien avocat ! — a critiqué la déontologie des avocats défendant des petits actionnaires qui se sont pourtant logiquement tournés vers la Justice pour faire valoir leurs droits.
De la part de deux des plus hauts gradés du pays, on attendait davantage de sang-froid. Par leurs déclarations, ils font peser une pression tout à fait inacceptable sur la présidente du commerce de Bruxelles — qui n’avait pas besoin de cela pour mesurer l’importance de sa future ordonnance —, au mépris des principes fondamentaux de séparation des pouvoirs.Mais, surtout, ils placent les activités belges de Fortis dans une situation potentielle d’incertitude, dans un flou majuscule, alors qu’ils n’ont cessé de répéter qu’ils ne laisseraient jamais une banque belge tomber ni un épargnant au bord de la route.
Certes, on sent Didier Reynders passablement nerveux pour le moment. Sans doute se rend-il compte qu’en voulant sauver Fortis de la débâcle, il a mécontenté des milliers d’actionnaires qui constituent le fonds de commerce de son électorat. Et que le rêve d’un MR vainqueur des prochaines élections risque d’être remisé au placard. Mais de là à pratiquer une sorte de politique de la terre brûlée… ?
De sang-froid, un autre haut responsable politique semble aussi en avoir manqué : Karel De Gucht ne peut décemment pas continuer à faire comme s’il ne s’était rien passé. Et à prétendre que son épouse a choisi par hasard de se défaire de ses titres Fortis un vendredi midi— c’est-à-dire après la longue nuit qui avait débouché sur l’accord de revente des activités hollandaises à l’État néerlandais, et avant le long week-end qui devait entériner la revente à BNP Paribas. Des informations qui étaient connues des seuls membres du gouvernement mis au parfum, dont le ministre des Affaires étrangères.
Alors, pourquoi cette vente le vendredi midi, et pas dans les 4 jours qui ont précédé ?Devant un tel faisceau de présomptions, ce n’est même plus de sang-froid dont il convient de faire preuve, mais d’un minimum de dignité.
Nicolas Ghislain "
Sunday, September 28, 2008
Irresponsabilité politique en Belgique.
Bruxelles, le 28 Septembre 2008
La triple crise financière (inflation, subprime, crise de l'Euro fort) qui frappe le monde depuis maintenant 2 ans a pris une coup d'accélérateur début Septembre 2008 avec la réalisation que le système bancaire US était au bord de la paralysie totale.
Un plan de sauvetage impliquant 700 milliards de dollar est en discussion depuis une semaine aux USA et les 4 premières banques d'affaire de ce pays sont toutes passées à la trappe d'une manière ou d'une autre.
Pendant que ces évènements, du jamais vu en matière de finance mondiale depuis la crise de 1929, explosaient aux quatre coins du monde, ainsi qu'à l'ONU, en Belgique on avait l'impression que cette crise financière ne figurait pas à l'ordre du jour du travail de nos représentants politiques, ni d'ailleurs de la presse, concentrée comme à son habitude par l'incontournable problème communautaire.
"Tout va très bien Madame la Marquise" pouvait on lire sur le site du MR, de la plume même du Ministre des Finances qui écrivait le 17 Septembre: "Si les banques belges se comportent aujourd'hui «moins mal» que d'autres, c'est aussi parce qu'elles ont pu consolider leurs fonds propres, et on peut y voir l'effet des intérêts notionnels, a encore indiqué en substance le Ministre des Finances.
«Quand on voit cette évolution, je me réjouis que l'on ait pu renforcer les fonds propres des entreprises grâce aux intérêts notionnels. Petit à petit, de plus en plus de gens se rendent compte qu'ils ont permis cette consolidation et qu'ils doivent jouer pour tout le monde, y compris les institutions bancaires,» a poursuivi Didier Reynders.
Onze jours après, alors que le cours de l'action Fortis est descendu cette semaine a des niveaux jamais enregistrés (5 Euros/Action), le gouvernement semble prendre la mesure du sérieux de la crise.
Malheurement pour Fortis, l'attention du gouvernement vient un peu tard, on va essayer d'éviter la faillite en procédant à une "nationalisation" ou en cédant la banque à un repreneur.
La triple crise financière (inflation, subprime, crise de l'Euro fort) qui frappe le monde depuis maintenant 2 ans a pris une coup d'accélérateur début Septembre 2008 avec la réalisation que le système bancaire US était au bord de la paralysie totale.
Un plan de sauvetage impliquant 700 milliards de dollar est en discussion depuis une semaine aux USA et les 4 premières banques d'affaire de ce pays sont toutes passées à la trappe d'une manière ou d'une autre.
Pendant que ces évènements, du jamais vu en matière de finance mondiale depuis la crise de 1929, explosaient aux quatre coins du monde, ainsi qu'à l'ONU, en Belgique on avait l'impression que cette crise financière ne figurait pas à l'ordre du jour du travail de nos représentants politiques, ni d'ailleurs de la presse, concentrée comme à son habitude par l'incontournable problème communautaire.
"Tout va très bien Madame la Marquise" pouvait on lire sur le site du MR, de la plume même du Ministre des Finances qui écrivait le 17 Septembre: "Si les banques belges se comportent aujourd'hui «moins mal» que d'autres, c'est aussi parce qu'elles ont pu consolider leurs fonds propres, et on peut y voir l'effet des intérêts notionnels, a encore indiqué en substance le Ministre des Finances.
«Quand on voit cette évolution, je me réjouis que l'on ait pu renforcer les fonds propres des entreprises grâce aux intérêts notionnels. Petit à petit, de plus en plus de gens se rendent compte qu'ils ont permis cette consolidation et qu'ils doivent jouer pour tout le monde, y compris les institutions bancaires,» a poursuivi Didier Reynders.
Onze jours après, alors que le cours de l'action Fortis est descendu cette semaine a des niveaux jamais enregistrés (5 Euros/Action), le gouvernement semble prendre la mesure du sérieux de la crise.
Malheurement pour Fortis, l'attention du gouvernement vient un peu tard, on va essayer d'éviter la faillite en procédant à une "nationalisation" ou en cédant la banque à un repreneur.
Subscribe to:
Posts (Atom)
